altMarcel OTTE M. (dir.) Les Aurignaciens, éditions Errance, 2010, 304 p.

Aux confins des terres émergées, l’Europe a longtemps constitué une aire marginale pour les populations humaines (Néandertal). L’évolution mécanique de notre anatomie fut largement réalisée ailleurs, au sein des vastes masses continentales d’Asie et d’Afrique (Cro-Magnon). Cette humanité en pleine expansion démographique élabora des systèmes de valeurs adaptés à ses contraintes internes. Armée d’une métaphysique nouvelle, fondée sur la conquête des forces naturelles par l’esprit, elle déborda progressivement ses aires d’origine et s’étendit, vers l’ouest, à tout le continent. Nous la reconnaissons à son anatomie, à ses traditions, à ses arts et à ses mythes. Ses raffinements techniques jouèrent avec des forces mécaniques récemment domptées, où l’énergie fut mise en transformation. Les matériaux souples et résistants furent empruntés aux espèces animales. Ces populations modernes subsistèrent jusqu’à nous ; elles fondèrent l’Europe et enclenchèrent son histoire.